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Bureau al-Ummah
Istanbul

La vingt-cinquième session du Parlement international du Coran (International Quranic Parliament – IQP) s’est tenue le mardi 3 novembre 2026, avec la participation du professeur Bilal Sambur, directeur du département de psychologie de l’Université d’Ankara Yıldırım Beyazıt, en Turquie. La session était consacrée au thème suivant : « La culture comme source de l’interprétation du Coran : la théologie culturelle en tant qu’anthropologie culturelle de la compréhension coranique ».
Soulignant l’importance de prendre en considération la culture, tant dans son rapport au texte coranique lui-même que dans son interprétation, Bilal Sambur a expliqué que le contexte socioculturel de l’interprétation constitue une source fondamentale pour l’étude de tout acte interprétatif, lequel s’inscrit nécessairement dans des conditions humaines, historiques et culturelles déterminées. Les individus abordent le Coran à partir de concepts hérités, de mémoires collectives, d’expériences éducatives, de relations sociales, de structures institutionnelles et de traditions intellectuelles. Ces conditions culturelles façonnent les possibilités et les horizons de l’interprétation. Elles peuvent également être renforcées par certaines circonstances sociales, notamment celles qui subissent l’influence d’autorités politiques ou médiatiques. Dès lors, comprendre le Coran ne saurait se limiter à l’étude des caractéristiques textuelles et linguistiques de la Révélation ; cela suppose également de prendre en considération les univers culturels dans lesquels s’élabore son interprétation.

Dans le cadre de la discussion, le docteur Mohammad Hassan Ahmadi, secrétaire du Parlement international du Coran (IQP), est revenu sur les idées présentées en soulevant deux questions. La première portait sur ce qui distingue cette approche des conceptions de penseurs tels que Nasr Hamid Abu Zayd, qui considère le Coran comme un « produit culturel ». La seconde concernait la possibilité que certains critiques assimilent cette démarche interprétative au « tafsîr bi-l-ra’y » (interprétation fondée sur l’opinion personnelle).
En réponse, Bilal Sambur a estimé que la volonté de limiter l’interprétation à des méthodes reposant exclusivement sur le texte lui-même, autrement dit à une approche intratextuelle, posait problème. Il a souligné que la prise en compte de l’ensemble des indices contextuels, y compris les facteurs culturels, était indispensable pour parvenir à une compréhension sémantique globale et approfondie du Coran.
Ces sessions se tiennent chaque mois en ligne et réunissent des personnes intéressées par les études coraniques et le discours coranique venues de différentes régions du monde. Les participants se voient délivrer un certificat reconnu.
Cette session s’inscrit dans le cadre du programme « Review of Global Qur’anic Studies » (RGQ), organisé par le Parlement international du Coran (IQP), qui se déroule de juillet 2026 à juillet 2027. Ce programme vise à suivre la production académique mondiale dans le domaine des études coraniques et à examiner les recherches, les approches méthodologiques et les nouvelles orientations scientifiques dans ce champ disciplinaire. Il s’appuie sur une série de rencontres virtuelles mensuelles réunissant des chercheurs et des universitaires issus de différentes universités et institutions de recherche à travers le monde. Ses principaux axes thématiques portent sur l’exégèse coranique, la philologie coranique, les méthodologies de l’interprétation, les sciences coraniques, ainsi que les relations entre le Coran, l’histoire et la société.
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